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Nouvelle sortie dans la collection « Détours »: Le Terrier

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Je vous invite à découvrir le dernier livre de notre collection Détours: Le Terrier par J.B. BAZIN et V. SZEJNMAN.
Tout chaud sorti de machine le livre sera présenté pour la première fois au festival international de la BD d’Angoulême 2015 sur notre stand et lors d’une Dédicace à la librairie de la cité le dimanche 1er Février à 14h. Ce sera l’occasion de rencontrer ses auteurs, et d’en discuter avec eux…

Le terrier, tome 1
Dédales éditions, collection détours, Jan. 2015.
ISBN: 978-2-9550606-1-2
170 x 240 x 6 mm – 64 pages
Disponible en librairie, diffusé par Sérendip livres, et ici

Crôa crôa!

CROA

Illustration réalisée spécialement pour le festival de la bande dessinée d’Angoulême 2013 (si vous y étiez, peut-être avez-vous vu ce dessin affiché un peu partout dans la ville). Bien entendu, j’ai essayé de reproduire le masque qu’avait dessiné Mathieu pour la couverture du numéro 2 de la revue Dédales.

Je crois néanmoins que je préfère les masques en sacs de jute, c’est plus facile à dessiner.

 

Créatures

Une histoire (ou plutôt une scène) entre deux enfants masqués, réalisé pour le deuxième numéro de la revue Dédales, parue en janvier 2013. Tout ceci m’a été en grande partie inspiré par Ralph Eugene Meatyard, un photographe américain des années 50, mais aussi par la bd Sock Monkey de Tony Millionaire (vous noterez que les artistes que j’aime ont toujours des noms bien funky).

Anansi et la Mort

 

J’avais envie de faire une histoire un peu gore, et je suis tombé par hasard sur le sujet d’un concours d’illustrations qui datait de 2008. Il s’agissait d’illustrer un conte africain racontant les (més)aventures d’Anansi, personnage récurant dans le folklore d’Afrique de l’ouest. Dans Anansi et la Mort, Anansi va à la rencontre d’un étrange personnage afin de lui échanger une de ses filles contre un repas (oui c’est un peu macho dis comme ça  mais en même temps c’est un conte). L’étrange personnage est en fait la Mort, et elle compte bien se faire un ragout de la fille d’Anansi.

Ma version est beaucoup plus courte que le conte original (on y voyait Anansi amenant chaque jour une de ses filles à la Mort et mettre un certain temps à comprendre que ces dernières finissaient dans la marmite) mais je dois avouer que j’étais plus emballé à l’idée de dessiner une pauvre et innocente  jeune fille se faire tuer, dépecer, puis cuisiner avec des navets.

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Le soliloque d’Anton Ratsiviët

 

Je ne sais plus exactement comment m’est venu cette histoire. Disons que je suis arrivé sur Dédales assez tardivement: je m’étais déjà engager auprès de Kevin à réaliser la couverture – et uniquement la couverture. Pour être tout à fait honnête, je n’étais pas très emballé par le thème du labyrinthe et je crois que préférais griffonner mes histoires dans mon coin plutôt que de travailler avec des amis. Il aura fallu que je vois les travaux de Fanny, Éloïse, Kevin, Mathieu et Robin pour que je réalise à quel point j’avais tord de tourner le dos à ce projet.

Cette courte histoire nous invite à suivre les élucubrations d’Anton Ratsiviët, un homme d’âge mûre, littéralement perdu dans le labyrinthe de ses pensées – confuses pour la plupart. Bien entendu, ici le labyrinthe est une métaphore de la fragilité l’esprit d’Anton, et les murs qui se dressent autour de lui sont uniquement bâtis par ses obsessions et ses regrets.

Il s’agissait pour moi de faire du flux de conscience, un procédé fréquent en littérature et qui consiste à représenter le fonctionnement mental d’un personnage pour mieux donner son point de vue, ainsi que la façon dont il capte le monde qui l’entoure. L’enjeu ici est dans la manière de reproduire les pensées du personnage via une séquence d’images dessinées, et par là même à faire un choix, entre peindre le comportement d’un personnage ou bien révéler son intériorité.

En ce sens, le terme « flux de conscience » me semble approprié à un médium mixte comme la bande dessinée. Bien plus que « monologue intérieur », et précisément parce qu’il ne désigne pas qu’un phénomène rhétorique. Le pouvoir expressif de la bande dessinée constitue un moyen unique d’exploration du mode opératoire de l’esprit, que ce soit à travers la construction de la page, le dessin et les couleurs, ainsi que dans l’élaboration de ponts entre différentes scènes, sans jamais oublier la psychologie du personnage et de ses interactions.

Je ne sais pas si j’ai réussi à ne serait-ce qu’effleurer la moitié de ces enjeux, mais je peux dire sans regret que j’ai essayé (et que je continuerais d’essayer).

Enfin, je remercie chaleureusement Kévin pour m’avoir proposé de participer à l’aventure Dédales, ainsi que tout les autres membres de l’association.

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